Inti Solidarité Nicaragua Amérique Centrale

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jeudi 10 novembre 2011

Le Nicaragua sandiniste persiste et signe

Maurice Lemoine, la Valise du Monde Diplomatique

jeudi 10 novembre 2011

Pour peu que, dans les jours précédant le scrutin, on ait pris la peine de parcourir les quartiers populaires – à commencer par ceux de la capitale Managua –, de parler avec leurs habitants et d’y respirer l’atmosphère, il eût fallu être aveugle et sourd pour ne pas prévoir la victoire du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et la réélection à la présidence du chef de l’Etat sortant Daniel Ortega. D’autant que, même les instituts de sondages, quel que soit leur bord, le donnaient largement gagnant. M. Ortega, l’un des principaux dirigeants de la guérilla christiano-marxiste qui, en 1979, a renversé la dictature d’Anastasio Somoza, a été élu une première fois en 1984.

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mardi 25 octobre 2011

Lettre d’info automne 2011

Bonjour,

Espérant que vous ayez tous passé un été agréable, nous vous racontons dans cette lettre notre séjour au Nicaragua. Je craignais un peu de voyager pendant la saison des pluies, mais nous avons eu de la chance. Mais maintenant depuis des semaines, il pleut très fort. Le niveau des lacs augmente dangereusement, beaucoup de personnes ont perdu leur habitat, les récoltes. Et il y a eu des morts malgré une prévention des risques naturels assez efficace. Vous trouverez ci-joint :

- Nos projets pédagogiques à Managua - La casa comunal San Cristobal de Chinandega - Impressions du Nicaragua (Philippe et Ruth) - Les producteurs se mobilisent pour défendre la biodiversité

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Managua - nos projets pédagogiques

Nos projets pédagogiques à Managua – août –septembre 2011 Un premier constat s’impose : Le CDI Eduardo Contreras fonctionne bien. Dans la partie de la crèche et les différentes sections de la maternelle, nous avons vu des améliorations des installations. L’apprentissage passe par le chant, le rythme, les mouvements corporels. L’ambiance est très dynamique et joyeuse. Parfois les parents fêtent l’anniversaire de leurs enfants avec une piñata au CDI ; c’était le cas lors que nous sommes arrivés. Pour les plus grands qui reçoivent des classes de peinture et de danse, se sont ajoutés des cours de musique. Nous avons eu le plaisir de voir une petite représentation pour notre accueil.

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Impressions du Nicaragua de Ruth (été 2011)

C’est la première fois que j’ai séjourné au Nicaragua pendant la saison des pluies. La végétation était ainsi encore plus luxuriante que d’habitude et je n’ai cessé de m’émerveiller devant les magnifiques arbres et plantes. Cette richesse contraste avec la pauvreté de beaucoup d’habitations. Malgré les programmes du gouvernement – casas para el pueblo, plan techo – il faudra encore des années pour résoudre le problème du logement. Managua continue à s’étendre, beaucoup de nouvelles constructions, des banques, des centres commerciaux etc., une circulation folle, toujours les gigantesques panneaux publicitaires auxquels s’ajoutent les panneaux électoraux, surtout ceux du FSLN.

fiesta del mais Toute une série de bus tout neuf de la Russie sont en circulation. Il a fallu changé les fenêtres car elles ne pouvaient pas être ouvertes. Pas le même climat au Nicaragua ! Parmi les taxis, il y a un peu tout, des complètement déglingués et des tout neufs. Dans un des taxis, nous avons eu droit à la messe du Vatican , tandis qu’un autre chauffeur affichait sa sympathie pour le FSLN et racontait qu’avec ce gouvernement, il a pu avoir enfin l’eau courante et qu’il n’y a plus de coupures de courant. Nous étions outrés de voir les édifices de l’Ambassade nord-américaine qui occupe rien moins que toute une colline, bien sûr avec tous les dispositifs de sécurité. L’aménagement du bord du lac Xolotlan s’est poursuivi avec le « puerto Salvador Allende » , beaucoup de petits bars et magasins et la possibilité de faire un tour en bateau. Le tout est très paisible.

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Impression de séjour au Nicaragua de Philippe

Après avoir travaillé presque 2 ans entre 1989 et 1990, je suis retourné au Nicaragua quasiment tous les 2 ans entre 1992 et 2007. Au cours de tous ces séjours, jamais, je n’ai eu l’impression que la situation économique s’améliorait, comme si aucun des gouvernements successifs : sandiniste, libéraux (Chamorro, Aleman, Bolanos) n’avait été en mesure de changer les paramètres d’une équation qui voue la plupart des Nicaraguayens à une vie de subsistance.

En 2007, peu de temps après le retour au pouvoir de Daniel Ortega, la situation m’avait semblé encore plus compliquée et floue. Les coupures d’électricité traduisaient l’absence de devises et d’investissement pour couvrir les besoins du pays. Et la question de la gouvernance du Nicaragua se posait : Comment un président élu avec seulement 38% des voix allait faire fonctionner une société clivée entre une minorité qui détient les clés de l’économie et une majorité qui cherche comment subsister? Et donc, en 2011, dans un contexte de crise économique mondiale, je ne m’attendais à rien de bon.

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Chinandega - récit de Joseph

Chinandega – La Casa comunal San Cristobal du quartier Roberto Gonzalez transformée en coopérative multiservices en novembre 2009 – le cybercafé en fonctionnement – Récit de Joseph Il y eut deux séjours à Chinandega ; un premier où nous fûmes trois, Ruth, Heidi et moi et qui a duré trois jours ; un second où je suis retourné seul du mardi au vendredi de la dernière semaine.



bicitaxi


Pour ces deux séjours nous fûmes accueillis à nouveau chaleureusement dans la famille de Ermelinda, une vieille amie de Ruth puisqu’elle fut la première personne qu’elle avait rencontrée lors de son premier voyage en 1986. Ermelinda était alors, à la fois, une militante sandiniste et du mouvement des femmes AMLAE. Pour gagner sa vie, elle vendait des fruits et légumes sur le marché de Chinandega ce qui l’obligeait à aller une fois par semaine en pleine nuit avec un camion chez un grossiste à Managua à 130 km de là. Elle avait alors une maison en dur, mais sommaire comme la plupart des maisons du quartier. En 2008, nous avions déjà observé une amélioration de sa maison et une extension par sa petite-fille après que celle-ci ait fait un séjour d’un an à Saragosse en Espagne pour s’occuper d’une personne âgée. Cette amélioration s’est poursuivie depuis grâce, notamment à Argentina, fille d’Ermelinda, qui a aménagé dans la maison son cabinet d’avocat avec son ordinateur et son accès et internet, grâce aussi au compagnon d’Argentina, vice-recteur d’une université de la ville. Ermelinda âgée de 74 ans ne va plus au marché, mais a un petit revenu en louant 3 vélos-taxis dont on voit un grand nombre dans la ville.

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Les élections au Guatemala

Le premier tour des élections présidentielles a eu lieu le 11 septembre. 20 partis politiques ont participé au combat électoral. Trois partis de droite et un du centre détiennent près de 80% du pouvoir législatif, alors que sur les 158 députés, seuls trois appartiennent à des partis de gauche. À gauche, diverses organisations sociales et partis politiques ont réussi à créer le Frente Amplio (Front élargi) avec Rigoberta Menchu. Cependant des différences idéologiques et politiques ont entraîné le départ de certains groupes fondateurs.

Le parti patriote (PP) avec le général Otto Perez Molina a obtenu 36% des suffrages Le parti Lider avec Manuel Baldizon 23 % Le Frente Amplio avec Rigoberta Menchu 3 %

Otto Perez Molina, sous le nom de commandant Tito avait dirigé les plans de contre-insurrection dans les terres mayas de l’Altiplano, les territoires qui ont connu les massacres, les disparitions forcées, les tortures et d’autres actes de barbarie qui peuvent être comparés seulement avec les génocides commis au Rwanda et au Cambodge. (bulletin de Solidarité Guatemala n° 195)

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Haïti, un pays occupé

Haïti, un pays occupé

Traduction partielle d’un article d’Eduardo Galeano

Publié dans La Jornada le 4-10-2011

Dans l’introduction Eduardo, Galeano rappelle qu’Haïti a battu l’armée de Napoléon Bonaparte, que l’Europe n’a jamais pardonné cette humiliation et qu’Haïti a payé à la France une gigantesque indemnisation pendant un siècle et demi.

Haïti est un pays invisible.

Seulement lors qu’une tragédie comme le tremblement de terre de 2010, qui a tué plus de 200 000 habitants intervient, il est pendant quelque temps à la une des médias. Haïti n’est pas connu pour le talent de ses artistes, des magiciens des ferrailles capables de transformer les déchets en beauté, ni pour ses prouesses historiques dans la guerre contre l’esclavage et l’oppression coloniale. Cela vaut la peine de le répéter une nouvelle fois pour que les sourds écoutent : Haïti fut le pays fondateur de l’indépendance de l’Amérique et le premier qui a aboli l’esclavage…

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