Inti Solidarité Nicaragua Amérique Centrale

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samedi 29 avril 2017

Lettre d’info printemps 2017

Bonjour,

Je dois l’avouer, les dernières semaines, j’ai un peu rêvé à une France plus solidaire, plus courageuse, moins morose, avec une fenêtre ouverte à l’international, notamment l’Amérique Latine, pouvoir participer à un projet de société pour lequel presque 20% des électeurs ont voté. C’est raté.

Mais une dynamique est en route. Il y a de l’espoir.

Dans cette lettre vous verrez que nous avons pu fêter le 25ième anniversaire de INTI en présence de nos amies nicaraguayens et quelques membres et sympathisants de INTI.

(voir le compte-rendu de Joseph de l’assemblée générale)

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La rentrée scolaire 2017 au Nicaragua

A chaque rentrée les parents doivent inscrire leurs enfants et les inscriptions continuent même après le début des classes. 1,5 millions d’enfants sont scolarisés. La majorité des enfants et adolescents fréquentent les écoles publiques.

Le grand défi reste que les élèves n’abandonnent pas l’école en cours d’année, surtout après le mois de juin. L’année dernière 96,6% ont été présents toute l’année, la désertion scolaire a donc été en moyenne de 3,4% de l’effectif.

Il y a encore des parents qui ne sont pas conscients que l’enseignement soit fondamental pour l’avenir de leurs enfants. Il y a encore des enfants qui n’assistent pas à l’école parce qu’ils doivent contribuer à l’économie du foyer.

Normalement l’école primaire commence à 6 ans, toutefois un enfant sur 7 en milieu urbain et 1 enfant sur 3 en milieu rural commence l’école primaire après l’âge de 8 ans.

Moins de la moitié des enfants ont eu accès à l’école maternelle.

Un autre problème est que les classes sont souvent surchargées, pouvant atteindre 50 à 60 élèves par classe.

On a observé que les enfants ne réussissant pas à apprendre à lire et à écrire dans les trois premières années de l’école, ont le plus de risque d’abandonner l’école. Parmi les jeunes filles, ce sont elles qui risquent d’être enceintes trop tôt, de rester toute leur vie analphabète et ne pas sortir de la pauvreté
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lundi 24 avril 2017

L’éducation au Nicaragua et dans les autres pays d’Amérique Centrale en 2017 Réalités et défis


Introduction

Dés le premier voyage de Ruth au Nicaragua en 1986 et sa rencontre avec Rosario Pasquier la question de l’éducation a été immédiatement centrale et, comme vous le savez tous, cela ne s’est jamais démenti depuis lors puisque c’est pour cet objectif que Ruth a fondé l’association INTI en février 1992, il y a 25 ans. Nous vous avons rendu compte de l’action actuelle de l’association lors de l’assemblée générale du 22 février dernier au cours de laquelle nous avons eu le bonheur d’accueillir Rosario et sa nièce Ileana.

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taller de pintura Madrono

Personne ne niera que l’éducation est effectivement au centre de l’histoire de toutes les nations et qu’elle fut et demeure soumise à des enjeux politiques, idéologiques et économiques. Cela fut vrai lors de la Révolution française : elle crée en 1791 un Comité d’instruction publique de l’Assemblée législative qui lance une enquête sur les établissements d’instruction publique et en 1792 un ministère de l’Instruction publique pour ouvrir l’enseignement primaire à tous. Ensuite au XIXème avec Napoléon 1er, la Restauration et les révolutions de 1830 et 1848, sans omettre la défaite de la France face à l’Allemagne durant la guerre de 1870 et la « Commune de Paris » qui a suivi, il y eut de nombreuses vicissitudes jusqu’à ce que Jules Ferry fasse adopter en 1880 une loi rendant l’école laïque, obligatoire et gratuite de 6 à 13 ans. Pour la mise en œuvre concrète, le mouvement a bénéficié de l’action de grands pédagogues tels que Ferdinand Buisson (1841 – 1932) par ailleurs co-fondateur et président de la Ligue des droits de l’homme (prix Nobel de la Paix en 1927 avec l’allemand Ludwig Quidde).

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L’éducation au Nicaragua et dans les autres pays d’Amérique Centrale en 2017 Réalités et défis

Introduction

Dés le premier voyage de Ruth au Nicaragua en 1986 et sa rencontre avec Rosario Pasquier la question de l’éducation a été immédiatement centrale et, comme vous le savez tous, cela ne s’est jamais démenti depuis lors puisque c’est pour cet objectif que Ruth a fondé l’association INTI en février 1992, il y a 25 ans. Nous vous avons rendu compte de l’action actuelle de l’association lors de l’assemblée générale du 22 février dernier au cours de laquelle nous avons eu le bonheur d’accueillir Rosario et sa nièce Ileana.

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taller de pintura Madrono

Personne ne niera que l’éducation est effectivement au centre de l’histoire de toutes les nations et qu’elle fut et demeure soumise à des enjeux politiques, idéologiques et économiques. Cela fut vrai lors de la Révolution française : elle crée en 1791 un Comité d’instruction publique de l’Assemblée législative qui lance une enquête sur les établissements d’instruction publique et en 1792 un ministère de l’Instruction publique pour ouvrir l’enseignement primaire à tous. Ensuite au XIXème avec Napoléon 1er, la Restauration et les révolutions de 1830 et 1848, sans omettre la défaite de la France face à l’Allemagne durant la guerre de 1870 et la « Commune de Paris » qui a suivi, il y eut de nombreuses vicissitudes jusqu’à ce que Jules Ferry fasse adopter en 1880 une loi rendant l’école laïque, obligatoire et gratuite de 6 à 13 ans. Pour la mise en œuvre concrète, le mouvement a bénéficié de l’action de grands pédagogues tels que Ferdinand Buisson (1841 – 1932) par ailleurs co-fondateur et président de la Ligue des droits de l’homme (prix Nobel de la Paix en 1927 avec l’allemand Ludwig Quidde).

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L’éducation au Nicaragua et dans les autres pays d’Amérique Centrale en 2017 Réalités et défis

Introduction

Dés le premier voyage de Ruth au Nicaragua en 1986 et sa rencontre avec Rosario Pasquier la question de l’éducation a été immédiatement centrale et, comme vous le savez tous, cela ne s’est jamais démenti depuis lors puisque c’est pour cet objectif que Ruth a fondé l’association INTI en février 1992, il y a 25 ans. Nous vous avons rendu compte de l’action actuelle de l’association lors de l’assemblée générale du 22 février dernier au cours de laquelle nous avons eu le bonheur d’accueillir Rosario et sa nièce Ileana.

Personne ne niera que l’éducation est effectivement au centre de l’histoire de toutes les nations et qu’elle fut et demeure soumise à des enjeux politiques, idéologiques et économiques. Cela fut vrai lors de la Révolution française : elle crée en 1791 un Comité d’instruction publique de l’Assemblée législative qui lance une enquête sur les établissements d’instruction publique et en 1792 un ministère de l’Instruction publique pour ouvrir l’enseignement primaire à tous. Ensuite au XIXème avec Napoléon 1er, la Restauration et les révolutions de 1830 et 1848, sans omettre la défaite de la France face à l’Allemagne durant la guerre de 1870 et la « Commune de Paris » qui a suivi, il y eut de nombreuses vicissitudes jusqu’à ce que Jules Ferry fasse adopter en 1880 une loi rendant l’école laïque, obligatoire et gratuite de 6 à 13 ans. Pour la mise en œuvre concrète, le mouvement a bénéficié de l’action de grands pédagogues tels que Ferdinand Buisson (1841 – 1932) par ailleurs co-fondateur et président de la Ligue des droits de l’homme (prix Nobel de la Paix en 1927 avec l’allemand Ludwig Quidde).

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La situation de l’Education au Nicaragua

Sources : étude de l’UNESCO de 2013

Ministère de l’Education (Mined) – www.liaisonneuve.org (2000-20001) – articles de la Prensa (2017) – Commission Centraméricaine pour la réforme de l’éducation (2000)

Pour analyser tout système éducatif, l’UNESCO recommande d’observer trois aspects : l’accès à l’éducation, la qualité de l’éducation, la capacité de l’école à être accueillante ou excluant.

L’accès à l’éducation

Le Nicaragua est un des nombreux pays où la grande majorité des habitants vit la pauvreté au quotidien. La condition financière d’une famille est déterminante quant à son accès à l’éducation dans un système où celle-ci n’est pas gratuite. Au Nicaragua, pour fréquenter l’école, on doit acheter un uniforme dont le port est obligatoire. On doit également payer les frais imposés pour avoir le droit de passer des examens. A cela s’ajoutent les frais d’achat des cahiers, livres et autres fournitures. Pour une famille dont les revenus suffisent à peine de nourrir ses membres, envoyer les enfants à l’école n’est pas une priorité. Souvent ces enfants doivent plutôt travailler pour ajouter un revenu.

On relève que 8% des enfants travailleurs redoublent parce que le travail a été leur priorité et 7% à cause du manque d’argent. On peut donc considérer la pauvreté comme un obstacle à l’amélioration de la qualité de vie puis qu’elle ne permet pas à ceux qui en souffrent le plus de s’en sortir par le biais de l’éducation. Par ailleurs, les parents des enfants travailleurs ont été peu ou pas scolarisés.

Doris_Bacheliers.jpeg Doris - Bacheliers 2016

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La situation de l’éducation en Amérique Centrale

L‘éducation a toujours été reconnue comme facteur décisif pour le développement humain en raison de son incidence sur la vie politique, sociale, culturelle, économique et démocratique des sociétés.

Malgré les importants efforts faits par les gouvernements d’Amérique centrale, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des défis.

Nous avons voulu connaître la situation dans les différents pays en nous basant sur plusieurs articles trouvés sur Internet et notamment sur une étude comparative des systèmes éducatifs en Amérique Centrale de Carlos Lopez.

Dans les dernières décennies, il y a eu une préoccupation croissante pour améliorer la qualité de l ‘éducation.

L’objectif de cette étude est de :

- comparer les législations des système éducatifs

- analyser les structures des systèmes éducatifs

- décrire les limitations

- connaître les défis qui se posent dans les pays d’Amérique centrale

L’éducation est un processus social et pour cette raison, il faut prendre en compte tous les paramètres socio-économiques et historiques : la violence, le narcotrafic, le chômage, l’émigration, le niveau de pauvreté, l’espérance de vie, la répartition entre la population citadine et rurale, les conditions de vie, la santé, l’accès à l’eau et à l’électricité, l’habitat.

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Compte-rendu de l’assemblée générale 2017

Synthèse
assemblée générale

Participent à l’assemblée générale :

 Les membres du bureau de l’association : Ruth Mougel, Présidente, Heidi Stöhr, Vice-Présidente, Joseph Mougel, trésorier

 16 membres et sympathisants de l’association

 Rosario Pasquier, Présidente de l’association de parents d’élèves Doris Maria Morales Tijerino (DMMT) de Managua au Nicaragua, association sans but lucratif et laïque créée en 1990 agissant dans le domaine de l’éducation (de la crèche au baccalauréat) pour le soutien de laquelle INTI a été créée en 1992

 Ileana Pasquier, nièce de la précédente, 31 ans diplômée en architecture au Nicaragua et scénographe

 Hamed Meynard, jeune homme du Nicaragua qui a fréquenté le programme éducatif ci-dessus depuis la petite enfance, vient de passer son baccalauréat nicaraguayen et est inscrit à l’université d’Avignon pour apprendre le français

 Pilar de Bernardy, professeure d’espagnol retraitée, par ailleurs membre du GREF, Groupement des Educateurs sans Frontières qui se charge de la traduction espagnol/français

Sont également présents Michèle Renault, Adjointe au Maire de Bourg St Maurice, chargée des affaires sociales et Pierre Villeneuve, auteur du blog très suivi http://www.infohautetarentaise.blogspot.fr

Ruth remercie vivement toutes les personnes présentes et rappelle que l’assemblée générale n’avait pas pu se tenir en 2016 mais qu’elle peut avoir lieu de début 2017 avec le grand plaisir d’accueillir la représentante de notre partenaire au Nicaragua accompagnée de sa nièce.

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